Mais pourquoi tous ces gens qui m'entourent me mentent
La vérité fait peur mais moi je ne la crains pas
Un regard...du mépris c'est tout ce que j'y lis
J'observe ces passants qui ne prennent pas leur temps
Pressés par une vie qui leur coupe l'envie
L'espoir n'existe plus et la ville se meure
Une enfant innocente qui observe ce tableau
Dira les larmes aux yeux que cela n'est pas beau
Le pire est de se dire que la peinture est vraie
Tout ca n'est pas de l'art...triste réalité
Apparaît chaque jour un soleil sans lumière
Qui se lève sur la ville comme par obligation
Mais à quoi cela rime de rester prisonnier
D'une vie que l'on n'aime plus qu'on voudrait bien quitter
Un visage sans sourire voilà ce que j'en tire
Encore un gosse de plus que la vie a détruit
Dans cette réalité les rêves sont prohibés
Sans rêve on ne vit plus mais personne ne comprend
Impossible à décrire toutes ces choses qu'on doit vivre
Mêmes indignes pour l'homme elles se présentent à nous
La vie est ce mensonge qui se répète sans cesse.
Lassée de tant l'entendre, je veux changer de monde
Un nuage d'espoir conduit au paradis
Des sourires, des rires s'échangent par milliers
Les gens sont familiers et tous croient en la vie
Croire en ce qui n'est plus, le pire des cauchemars vécus
Car eux ils sont partis et voudraient revenir
Dans le monde qu'au passé ils ont abandonné
Oui l'espoir est partout, à nous de le créer
Douce réalité qui demeure pourtant vraie
Un jour de plus à y croire
Un jour de plus dans l’espoir…
Espoir que tout recommence
Se mentir, faire semblant d’y croire…
Croire que c’est du passé et qu’il est oublié
Oublier d’espérer que cela ira mieux demain
Demain je te dirais que je suis fatiguée
Fatiguée de m’efforcer à être présente
Présente dans cette foule qui m’est étrangère
Etrangère moi-même dans ce monde affolé
Affolée de ne plus pouvoir faire face
Face à ce mépris, cette violente indifférence
Indifférence que moi j’assimile à un rejet
Rejetée par ces gens sur qui j’ai tant misé
Miser sur une personne pour réussir une vie
Une vie qui continue avec, puis sans eux
Eux qui m’avaient tant promis, qui m’avaient tant donné
Donner tout ce que je peux pour reconstruire de nouveau
De nouveau cet échec qui revient en sifflant
Sifflant que je ne vaux rien, que je ne mérite que ça
Mériter ce mépris qui chaque jour me détruit
Détruire cette pensée que la faute vient des autres…
Elle voudrait tant te ramener à ses cotés
Mais pour cela il faudrait venir te chercher



