Je ne connais pas les grands discours
Je ne parle pas pour dire ce que je ressens
Je vis car j'écris ou j'écris car je vis
J’aime à l'écrit
J’ai mal dans les mots
Je me retranscris dans ces "je dis"
Je ne connais pas les grands discours alors
À tout ceux qui ne comprennent pas
À tout ceux qui ne veulent pas admettre que je ne parle pas ce langage là
À tout ceux qui ne veulent pas admettre que je ne parle pas mais que je n’en pense pas moins
À tout ceux qui se fient à ces maudites apparences
À tout ceux qui ne s'attardent pas sur ces non dit
Passant à coté de cette partie de moi
Qui dit son amour sa haine mais plus souvent sa peine
On a souvent pu lire que les paroles s’envolent mais que les écrits restent
Beaucoup croiront que c’est une question de facilité
Je fais de la prose parce que ce discours est trop brusque
Parce qu’ils ne sont pas prêts a entendre ce que j’ai à leur dire
Parce que les mots blessent mais parce que mes écrits restent
Je n’accuse pas le monde
Je m’accuse moi de ne pas savoir ou plutôt de ne pas vouloir
Faire part de ce désespoir
Observant, écoutant, retenant
N’oubliant pas là est le plus important
Ces désillusions m’apprennent davantage que ces acquis innés
Mes mots…
Ma force
Mes écrits…
Mes espoirs, mon exutoire
Parce que j’ai besoin de vous dire
Je vous aime
Parce que j’ai besoin d’avouer
Je vous hais
Parce que j’ai besoin d’exister
Et que l’écrit est la meilleure solution que j’ai pu trouver




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